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SECURITE de votre EAU de BOISSON
SECURITE de votre EAU |
Notre corps est constitué à 85 % d'eau.
Autant que cet élément soit de la meilleure qualité possible !
Comment faire pour ne pas prendre de risques inutiles en la buvant ?
L'importance de l'eau
L'eau est une molècule simple constituée d'un atome d'oxygène et de 2 atomes d'hydrogène.
Indispensable à la vie, on peut la trouver sous forme liquide, mais aussi dans la viande, les fruits, les légumes que nous ingérons dans notre alimentation.
Potable ne veut pas dire pure !
Nous buvons chacun environ un litre et demi d'eau par jour directement, c'est à dire sans compter celle qui est contenue dans les autres aliments que nous ingérons.
Cette eau est censée être propre, mais elle n'est que potable !
Règlementation en vigueur
En effet, pour qu'une eau soit déclarée comme potable, elle doit répondre à des normes sanitaires. En France, depuis le 25 décembre 2003, une nouvelle règlementation est entrée en vigueur, pour se conformer à la directive européenne adoptée en 1998.
Elle est censée assurer que "l'eau du robinet doit pouvoir être bue pendant toute une vie sans présenter de danger pour la santé du consommateur."
La dernière actualisation de ces normes est plus sévère en teneur en plomb, en arsenic ou et nickel, mais assouplie concernant le sodium et les chlorures...
D'autres sont apparues sur nouveaux produits : benzène, bromates...
Les contrôles prévus par la loi, pourront maintenant se faire aussi bien sur le réseau public que privé et la DDASS peut le faire aussi directement au robinet de l'usager.
Les analyses de l'eau de votre réseau sont-elles fiables ?
En théorie, oui !
En pratique, il faut savoir que les résultats des analyses qui vous sont présentées avec votre facture d'eau ou qui sont affichées dans votre mairie sont une moyenne de 10 prélèvements effectués au moment où il le décide par votre distributeur local.
Inutile de vous dire, qu'il évite de le faire quand il sait qu'elles risquent d'être peu favorables (pluie incessantes qui lavent le sol, inondation, canicule, période d'épandage de traitements agricoles, etc.)
Ce qui n'arrange pas la fiabilité de ces analyses, est qu'elles ne trouvent forcément pas ce qu'elles ne recherche pas. Le tableau suivant vous donnera quelques éléments - pas forcément bon pour l'organisme, surtout à dose élevée - et qui pourtant ne sont pas systématiquement recherchés...
Du plomb dans l'eau !
La directive européenne concernant les teneurs maximales en plomb admises dans les eaux destinées à la consommation humaine, va entraîner un des plus grands chantiers de rénovation des réseaux de distribution d'eau publics et privés, y compris les réseaux internes des immeubles collectifs.
Le coût est évalué à 3 milliards d'euros pour les collectivités et plus de 15 milliards d'euros pour les particuliers.
L'enjeu est la fourniture d'une eau dont la qualité doit être garantie désormais au robinet du consommateur et non plus au point de branchement de l'immeuble sur le réseau public.
Dispositions de la directive européenne du 3 novembre 1998
Il s'agit de la Directive du Conseil de l'Union européenne n° 98/83/CE du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, qui fixe notamment les normes de qualité minimales que doivent respecter les eaux, pour celles fournies par un réseau de distribution, arrivant "au point où, à l'intérieur de locaux ou d'un établissement, elles sortent des robinets qui sont normalement utilisés pour la consommation humaine ".
Cette directive est entrée en vigueur le 25 décembre 1998.
Les normes de qualité sont formulées notamment en termes de teneurs ou concentrations maximales d'éléments microbiologiques et chimiques, dont le plomb.
La teneur en plomb doit être à terme au maximum de 10µg/litre.
Il est précisé que " Cette valeur s'applique à un échantillon d'eau destinée à la consommation humaine, prélevé au robinet par une méthode d'échantillonnage appropriée de manière à être représentatif d'une valeur moyenne hebdomadaire ingérée par les consommateurs. "
Il est également précisé que " la valeur doit être respectée au plus tard 15 années civiles à compter de la date d'entrée en vigueur de la présente directive [soit au 25 décembre 2013]. La valeur paramétrique applicable au plomb est de 25 µg/l au cours de la période comprise entre5 et 15 ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente directive [soit à compter du 26 décembre 2003]. Les Etats membres veillent à ce que toutes les mesures appropriées soient prises pour réduire le plus possible la concentration en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine au cours de la période nécessaire pour se conformer à la valeur paramétrique. Lors de la mise en œuvre des mesures destinées à atteindre cette valeur, les Etats membres donnent progressivement la priorité aux cas où les concentrations en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine sont les plus élevées."
Les Etats membres avaient 2 ans à compter de l'entrée en vigueur de la directive pour mettre en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à ses dispositions [soit depuis le 25 décembre 2000].
Par curiosité, vous pouvez procéder à des mesures, ne serait-ce que pour savoir si la norme actuelle d'une teneur admise au point de consommation de 50µg/litre est respectée !
L'analyse doit être demandée à un laboratoire spécialisé (s'adresser au Centre d'Information de l'eau) ; et être effectuée sur des échantillons prélevés aux robinets de consommation de logements situés sur des colonnes d'alimentation différentes et pour chacun à différents moments de la journée (heures de fortes et de faibles consommations), ainsi que sur des échantillons prélevés aux mêmes moments au point de branchement de l'immeuble sur le réseau public, et ce pour mettre en évidence la teneur en plomb imputable au réseau interne de l'immeuble.
Si la norme actuelle n'est pas respectée, c'est sans doute à cause des canalisations de l'immeuble ; dans ce cas, mieux vaut agir immédiatement car la santé des occupants n'est pas préservée.
Filtrer son eau !
La meilleure façon d'être sûr de la qualité de l'eau que l'on consomme, est de la filtrer soi-même à l'aide d'une pompe perméate (ou à osmose inverse) ce qui reste onéreux, ou plus simplement avec un filtre à charbons actifs de bonne qualité.
Ce dernier système s'installe facilement sur votre évier de cuisine et vous permet d'obtenir de l'eau relativement pure pour vos usage de boissons, thé, café, tisanes, soupes ou pour alimenter vos fers à repasser.
Selon les marques, une cartouche permet de filtrer de quelques m³ à 15 m³ d'eau.
Cet investissement (autour de 200 euros) est un plus pour votre santé si vous buvez l'eau du robinet.
Si vous achetez des bouteilles d'eau, un tel dispositif vous fera faire de substancielles économies, tout en vous évitant 4 fois la fastidieuse manipulation des packs du commerce et préservera la nature puisque vous n'utiliserez plus de bouteilles en plastique qu'il faudrait recycler...
FILTRATION MOYENNE des CHARBONS ACTIFS* |
Polluants organiques |
Sels et métaux |
THM.(triahalométhanes)
HERBICIDES
PCB (Polychlorbiphényl)
BENZENE
INSECTICIDES
SOLVANTS à base d'hydrocarbures
PESTICIDES
DETERGEANTS
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Fer
Manganèse
Aluminium
Cuivre
Nickel
Cadnium
Argent
Zinc
Mercure
Ions radio-actifs
Phosphates
Sulfates
Silicates
Nitrates
Polyphosphates |
98,6 %
98,6 %
99,3 %
99,3 %
99,3 %
97,9 %
96,5 %
99,3 %
99,9 %
96,0 %
99,3 %
99,0 %
96,3 %
95,8 %
99,3 % |
* Ces taux (en pourcentage) concernent une cartouche neuve. Ils sont variables selon la pression, la température, la dureté et le poids global d'éléments dissous. |
Pour en savoir plus sur les systèmes de filtration de l'eau
L'eau chaude
La chaleur favorise le développement des bactéries, il n'est donc pas recommandé d'utiliser l'eau chaude du robinet pour se préparer des boissons chaudes, etc.
Prenez de l'eau froide et faîtes-la chauffer vous-même, elle sera plus sûre.
L'eau de pluie
Vous croyez peut-être à tort que l'eau de pluie est pure ?
C'est une grave erreur.
Elle est issue de l'évaporation, et donc, tous les élément volatiles peuvent s'y retrouver :
La pollution de la terre et de la mer aboutit à la pollution des nuages, c'est facile à comprendre.
De plus, la pollution de l'air d'ordre chimique (incinérateurs d'ordures, vaporisation de produits, chauffage, feux, activités industrielles...) est fixée et précipitée par la pluie (dioxine, chlore, etc.)
Contentez-vous alors d'utiliser votre eau de pluie pour arroser vos plantes.
L'eau du puits
Vous avez le droit de disposer des eaux souterraines de votre propriété, mais il est déconseillé de boire l'eau de son puits, car elle est particulièrement sensible aux pollutions extérieures !
Le plus souvent, équiper son puits d'une installations de traitement ne suffit donc pas à vous garantir une eau potable en permanence.
Votre compteur d'eau
Vous êtes responsable de l'installation en aval de votre compteur d'eau (entretien, fuites...) Il vous appartient aussi de le protéger contre le gel en le recouvrant d'un isolant.
En cas de fuite après le compteur, même si la facture est astronomique, vous n'aurez aucun recours juridique ! Enfin, si vous quittez votre logement pendant quelques jours ou pour les vacances, il est prudent de fermer votre robinet d'arrivée... |
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